Ca sent la frite, ça pue la pisse et la sueur, ça transpire la bonne musique. Bienvenue en Belgique, bienvenue à Dour ! Commençons par le plus réjouissant, la qualité de la programmation musicale. Un incroyable mélange de couleurs et de styles. Du spectacle de Katerine et ses vedettes à l’incroyable show de Dj Shadow en passant par Punish Yourself, retour sur une édition qui aura battu tous les records. Record d’affluence d’abord, plus de 130.000 personnes se sont entassées sur le site de Dour, quatre jours durant. Le festival affichait 'sold out' avant même l’ouverture de ses portes, une grande première ! Un succès populaire qui a pris de court les organisateurs, notamment au niveau du camping, gros point noir du week end. Il fallait en effet compter entre une demi heure (sous le cagnard) et trois quart d’heure (dans la boue) pour rallier la tente aux scènes. Il ne fallait pas imaginer prendre une douche puisque seulement deux points d’eau étaient posés, plutôt à l’entrée du camping pour décrasser 30.000 campeurs boueux et transpirant sang et eau. Pas de bennes à ordure non plus, les quelques hectares de campement ressemblaient à une décharge dès le deuxième jour. Pour le reste, tout va bien ! L’emplacement des scènes, les buvettes, la rivière de pisse ( !)… On note tout de même de nombreuses satisfactions sur les concerts, on est quand même là pour ça ! Dj Shadow a enfin trouvé l’équilibre entre l’electro imparable et le hip hop qui lui tient à cœur. Rien à voir avec sa prestation manquée du Rock en Seine 2006. Shadow nous a même servi du ‘Rabbit in your headlights’, fruit d’une collaboration de haut vol avec Unkle et Thom York. Samedi, c’est Goose qui s’était distingué en mettant littéralement le feu à
La formation belge, à l’origine d’un très bon album electro intitulé ‘Bring it on’ prend toute sa mesure sur scène. Une vraie bonne surprise. Même topo pour Justice, phénomène français annoncé, petits frères de Daft Punk. Confirmation sous le chapiteau East Pack soudain devenu trop petit. Enumérer tous les groupes serait long et fastidieux, on notera simplement le joyeux concert du déjanté Katerine. Un concert de lui, c’est comme faire l’amour avec moi, on n’a jamais envie que ça s’arrête ! Ceux des Girls in Hawaii, tétanisés par la pression locale, Tokyo Ska Paradise Orchestra, Clap Your hands Say Yeah sont tous à créditer d’une jolie prestation. Au rayon découverte, deux noms à retenir : The Tellers et A Hawk and a Hawksaw, il se pourrait qu’on reparle de ces deux là bientôt. L’édition 2007 se termine, la 19ème du nom, les pieds dans la boue, la puanteur dans les narines, la crasse sur la peau mais des souvenirs plein la tête !

Le Rock Dans Tout Ses Etats, cuvée 2007, c'est fini ! Retour sur le Festival Rock le plus normand qui soit, à l'heure des bilans et surtout des interrogations que nous sommes en droit de nous poser après coup. Impression mitigée donc, les quelques très bons concerts de
Indescriptible touche à tout, virtuose dans l'art vocal, enchanteur guitare à la main, danseur émérite et pour ne rien gâcher, beau comme un dieu... Très énervant ce Nosfell. Sa prestation est une curiosité qu'il ne faut manquer sous aucun prétexte. Les mélodies de Sean Lennon et plus encore le hip hop électrifié de Wax Tailor offraient au public ébroïcien l'occasion de s'enflammer pour de bon. L'artiste local qui monte, c'est lui, lui le petit cousin de Dj Shadow, dompteur d'images et des samples les plus efficaces. Le samedi, on remet ça avec une légère déception, puisque malgré la chaleur, le
La
Le cadre était idéal, le public nombreux, l’affiche de qualité, une scène posée sur l'eau, toutes les conditions étaient réunies pour que ce concert soit l’événement à ne pas manquer.
Après une longue attente, l’organisatrice se pointe devant le micro, ça commence à puer. Pourtant, elle se veut rassurante et nous assure que le concert aura bel et bien lieu, que l’équipe a même fait retarder le RER jusqu’à la fin du concert. On se décrispe donc quelque peu. Enfin ils arrivent, ils sont là, les actuels musiciens français les plus connus dans le monde avec Daft Punk, j’ai nommé : AIR. L’introduction semble magistrale, elle est malheureusement grésillante. Elle est suivie de ‘Venus’, morceau inaugural de l’album ‘Talkie Walkie’. Le son est meilleur mais la pluie tombe de plus belle, les techniciens accourent de toutes parts pour couvrir les tonnes de matériels amenés par la formation ‘made in Versailles’. ‘On arrête, les synthés lâchent tous les uns après les autres…’, la phrase est de Jean Benoît Dunckel. La pluie redouble d’intensité, plus personne n’y croit, les gradins se vident d’un tiers. L’organisatrice revient, dépitée, pour annoncer la fin définitive du concert. Le public, refroidi, fataliste et résigné n’a plu la force de huer. S’en est fini. Des centaines de personnes se dirigent vers un RER pris d’assaut, il emmènera tout le monde jusqu’à Saint Lazare, un peu au hasard. Puis chacun rentre comme il peut, chez soi, sous la pluie. La palme de l’organisation ne reviendra pas au Château de Versailles, dire que ce concert servait de test à Monsieur Aillagon, nouveau Directeur du site. Si cela fonctionnait, il était prévu de renouveler l’expérience…
A un an jour pour jour de l’inauguration du 106, la nouvelle salle de musiques actuelles de Rouen, se tenait ce jeudi un concert en forme de mini festival au Zénith de l’Agglo de Rouen. A l’affiche, du beau monde : Antony and the Johnson, Cold War Kids, Cocorosie, Razorlight, Bloc Party et 2 Many Dj’s. Un programme alléchant sur le papier, malheureusement amputé de deux noms, ceux d’Antony and the Johnson et des belges de 2 Many Dj’s. A Cold War Kids d’allumer la première mèche de la soirée devant un public encore clairsemé. Un très bon son, un set tout aussi réussi qu’à
Enfin ! On ne l’attendait plus. Quoi ça ? Le disque qui vous saute dans les oreilles pour ne plus en sortir, comme une cire tenace. Pas de bouchon avec Montgomery, mais un flot continu de chansons aussi variées que surprenantes. Les rennais prennent un malin plaisir à défaire les règles musicales définies par leurs glorieux aînés. Les influences sont nombreuses (Beatles, Gainsbourg…) mais le style est propre à la jeune formation. Risque fort d’addiction à cet opus d’une très grande qualité, prenez garde ! Une écriture écorchée, des arrangements renversants, une voix enivrante et des refrains qui reviennent en bouche, à tout moment de la journée. Il y a ‘
L’accroche de la chaîne de télévision, France 3, était bien optimiste : ‘Eurovision 2007… et si on gagnait ?’ Résultat du groupe français, les
Une petite touche de douceur dans ce monde de brute. Le nouvel album des sœurs canadiennes contient une bonne dose de rafraîchissant, un parfum folk teinté d’electro qui se laisse apprivoiser rapidement. Des passages presque enfantins de ‘Japan’ aux accents islandais (influences Bjork, Mùm…) de ‘Animals’ en passant par le tube introductif ‘Raimbowarriors’, The Adventures of Ghosthorse and Stillborn offre une large palette d’écoute, rendant l’album intemporel et varié. L’écho vocal troublant des sœurs Cassidy tourbillonne jusqu’à nos oreilles, en fermant les yeux, on entend presque le cours d’eau et le gazouillis des oiseaux. Un album nature, doux et indispensable ! Cocorosie sera de la fête au Zénith de Rouen, le 28 Juin prochain, le groupe partage une superbe affiche, un an avant le lancement de la nouvelle salle de musiques actuelles, le 106, le ton est donné : Antony and the Jonhson, Bloc Party ou encore 2 Many dj’s sont à l’affiche.
Un billet musical en forme de coup de gueule. Je m’explique : Il m’arrive parfois d’écouter la radio et depuis quelques temps, j’entends un groupe reprendre Creep de
