Les sorties ciné du 04/10/06

Publié le par Freddy

Le Pressentiment

Charles Benesteau, avocat au barreau de Paris, a rompu avec le milieu bourgeois auquel il appartient. Il a quitté femme, famille et amis pour aller vivre solitaire et anonyme parmi les "petites gens" d'un quartier populaire de Paris. Là, sa volonté d'être un autre homme, de s'extraire de l'histoire, de s'effacer pour devenir celui qu'il rêve d'être, se heurte à de nouvelles intrigues, à la suspicion et aux malentendus que provoque son dévouement désintéressé.


Premier film, en tant que réalisateur, de l’attachant Jean Pierre Darroussin. On l’avait connu plein d’humour ‘second degrés’ dans ses différents rôles au cinéma, comme dans ‘Le Poulpe’ ou ‘Un Air de Famille’, on le découvre plein d’humanité aux commandes de son long métrage, ‘Le pressentiment’. Devant et derrière la caméra, avec barbe et cheveux, Darroussin adapte un roman d’Emmanuel Bove, une histoire simple, d’un homme qui a pris l’ascenseur social dans le mauvais sens. Son personnage (tout tourne autour de lui) se plaît à vivre simplement et vit une certaine jouissance à aider les nécessiteux. Une part d’autobiographie dans ce film, même si l’idée n’est apparue que tardivement auprès du réalisateur. Une réussite à classer au rayon cinéma d’auteur. Le film paraîtra ennuyeux aux non initiés, il cache en fait un vrai travail subtil.

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Le Grand Meaulnes

Un soir de novembre 1910, Monsieur et Madame Seurel, qui dirigent une paisible école de la campagne solognote, reçoivent un pensionnaire que sa mère accompagne, Augustin Meaulnes. Le prestige naturel de ce grand adolescent lui vaut d'être bientôt connu de tous les élèves comme "le Grand Meaulnes". Partageant la même chambre, le nouveau venu et François Seurel, fils des directeurs, se lient d'amitié, Augustin exerçant sur le sensible François une véritable fascination.

Le film s’est fait accueillir froidement par la critique, il est pourtant loin d’être à jeter. Certes, il ne restera pas comme un grand classique du genre, mais tire son épingle du jeu, et ce sur plusieurs points : On est d’abord subjugués par la beauté des images, une Sologne grand angle mise en avant par Jean-Daniel Verhaeghe, les partitions de Nicolas Duvauchelle, Clémence Poésy ou Philippe Torreton (est-ce une surprise ?) sont jouées de manière impeccable. Côté négatif, le rythme de l’histoire… Mal dosé, et ce même si l’adaptation est plutôt fidèle au livre de Alain Fournier, les moments de repos manquent dans ce Grand Meaulnes. Enfin, et pas le moindre des choses, il faut arrêter avec ce Jean Baptiste Maunier, un jeune acteur largement surestimé, qui atteint ici ses limites de jeu. D’une manière globale, la fin est décevante, retenons donc un film joué sur une partition de poésie, une sorte de Pagnol dont on aurait jeté l’accent aux oubliettes.

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Rattrapage

Président

Secrets d'Etat, convictions sincères, foules exaltées, train de vie royal, journalistes inquisiteurs, disparitions suspectes : les coulisses du pouvoir ou la vie quotidienne d'un Président.

Sentiment contrasté en sortant de la salle. Un film lourd, une intrigue mêlée en pelote. Dupontel, aussi bon acteur soit-il n’est pas taillé pour ce Président là, lui qui, de son propre aveu s’enflamme pour un cinéma spectaculaire, peine à rendre le personnage crédible. Heureusement les seconds couteaux tiennent la route, qu’il s’agisse de Jérémie Rénier, Mélanie Doutey ou Claude Rich, tous sont là à bon escient. On entre facilement dans l’histoire, elle devient même passionnante par moments, mais on en sort tout aussi rapidement, la faute à un sujet peu évident à manier, l’inconscient comparatif avec la réalité n’aide pas non plus le metteur en scène. Une déception, on attendait plus de ce Président là.

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Publié dans Cinéma

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