Les sorties ciné du 11/10/06

Publié le par Freddy

Une vérité qui dérange

L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire - un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l'éviter.
Le documentaire d’Al Gore dérange, vous met le moral proche de zéro, vous met le doigt de l’homme dans l’œil de la terre. Plutôt bien, fait, mais surtout expliqué de manière simple et précise, le film catastrophe tiré de notre histoire vraie vous glace le sang à mesure que les glaciers fondent aux pôles. On est loin des images qui jonchent la bande annonce du film, on détaille ici des graphiques, des courbes, les images viennent ponctuer le tout, seulement quand c’est nécessaire. On pourra légitimement reprocher à l’ex futur président Gore d’en faire un peu trop sur sa personne, le documentaire raconte parfois plus la vie de l’homme que celle de la planète. Si le film ne nous apprend rien, il fait l’effet d’une bonne prise de conscience (du moins on l’espère). Al Gore nous prouve que la Terre est en danger, par A + B, nous serions tous inspirés de l’écouter…

-----------------------------------------------------------------------------------------------

 
L’homme de sa vie

Comme chaque été, Frédéric et sa femme Frédérique (aussi) vont passer les vacances dans leur grande maison perdue au milieu de la Drôme, avec une bonne partie de leur famille. Un soir, ils invitent à dîner Hugo, leur nouveau voisin, qui affiche avec amusement son homosexualité. Hugo et Frédéric, restés seuls à discuter de l'amour jusqu'à l'aube, vont nouer une relation qui va jeter le trouble dans leur coeur et dans leur entourage...

Le film ne fait pas vraiment parler de lui, il n’y avait d’ailleurs pas grand monde lors de la première séance, mais qu’on se le dise, ‘L’homme de sa vie’ est un chef d’œuvre, celui de Zabou Breitman. Bernard Campan, de mieux en mieux, au point d’atteindre l’excellence ici, passe tranquillement ses vacances avec femme et enfant, dans leur maison de campagne. Ils font la connaissance de leur voisin, homosexuel assumé, solitaire blessé, interprété par un Charles Berling complètement renversant, pas loin de trouver là le rôle de sa vie. Tant et tant à dire sur ce long métrage, le deuxième de la cinéaste après ‘Se souvenir des belles choses’. L’histoire est brodée au fil rouge, celui de la discussion qu’ont eu les deux hommes lors d’une longue nuit passée sur la terrasse. Tout est dans la suggestion, le symbole, absolument rien n’est laissé au hasard. Que dire des paysages, on oscille entre Jean de Florette et Le Grand Chemin, entre champs de tournesols, rivières et village pittoresque, tout est beau. C’est filmé avec une telle finesse, c’est parfois original aussi avec des cadrages en dehors de l’action, parfois même plusieurs dizaines de mètres au dessus des scènes. On reparlera de ce film au moment des distributions de prix, j’en mets ma main à couper. Ca vous reste dans la gorge en sortant de la salle, c'est boulversant et c'est à voir absolument.

-----------------------------------------------------------------------------------------------

                                                         Pulse

Et si la technologie nous mettait en contact avec un monde qui n'était pas le nôtre ? Et si ce monde utilisait cette technologie comme une porte ouverte vers le nôtre ? Et si désormais cette porte ne pouvait plus se refermer ? Lorsque vous allumez votre téléphone ou consultez votre boite e-mail, ils arrivent... Vous êtes infecté. Et ils parviennent à vous arracher ce qu'ils n'ont plus : la vie...A moins que quelqu'un ne parvienne à les en empêcher...

Les esprits maléfiques s’emparent des réseaux de communication (ordinateurs, téléphones,…) et c’est toute une région qui plonge dans l’horreur. Les américains ont pris la sale manie du remake, et plus particulièrement du remake du film d’épouvante japonais. Pulse est en l’occurrence la repompe de Kaïro, qualifié plutôt de film d’auteur malgré son aspect terrifiant. Le film fait bien sûr sursauter, et parfois même frissonner, tant le jeune réalisateur est dans le bon tempo. De scénario catastrophe à scénario catastrophique, il n’y a qu’un pas, on s’en aperçoit au fur et à mesure de l’histoire. Prévisible, parfois trempé de ridicule (on pense notamment à la scène où l’avion se crashe) le film se sauve tout juste du médiocre en instaurant de bonnes scènes de frousse, et des bouilles sympas au casting. Trop peu pour en faire le film de la semaine.

Publicité

Publié dans Cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Une vérité qui dérange est un film super: à voir!!!
Répondre