Les sorties ciné du 11/10/06
Une vérité qui dérange
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L’homme de sa vie
Le film ne fait pas vraiment parler de lui, il n’y avait d’ailleurs pas grand monde lors de la première séance, mais qu’on se le dise, ‘L’homme de sa vie’ est un chef d’œuvre, celui de Zabou Breitman. Bernard Campan, de mieux en mieux, au point d’atteindre l’excellence ici, passe tranquillement ses vacances avec femme et enfant, dans leur maison de campagne. Ils font la connaissance de leur voisin, homosexuel assumé, solitaire blessé, interprété par un Charles Berling complètement renversant, pas loin de trouver là le rôle de sa vie. Tant et tant à dire sur ce long métrage, le deuxième de la cinéaste après ‘Se souvenir des belles choses’. L’histoire est brodée au fil rouge, celui de la discussion qu’ont eu les deux hommes lors d’une longue nuit passée sur la terrasse. Tout est dans la suggestion, le symbole, absolument rien n’est laissé au hasard. Que dire des paysages, on oscille entre Jean de Florette et Le Grand Chemin, entre champs de tournesols, rivières et village pittoresque, tout est beau. C’est filmé avec une telle finesse, c’est parfois original aussi avec des cadrages en dehors de l’action, parfois même plusieurs dizaines de mètres au dessus des scènes. On reparlera de ce film au moment des distributions de prix, j’en mets ma main à couper. Ca vous reste dans la gorge en sortant de la salle, c'est boulversant et c'est à voir absolument.
Pulse
Les esprits maléfiques s’emparent des réseaux de communication (ordinateurs, téléphones,…) et c’est toute une région qui plonge dans l’horreur. Les américains ont pris la sale manie du remake, et plus particulièrement du remake du film d’épouvante japonais. Pulse est en l’occurrence la repompe de Kaïro, qualifié plutôt de film d’auteur malgré son aspect terrifiant. Le film fait bien sûr sursauter, et parfois même frissonner, tant le jeune réalisateur est dans le bon tempo. De scénario catastrophe à scénario catastrophique, il n’y a qu’un pas, on s’en aperçoit au fur et à mesure de l’histoire. Prévisible, parfois trempé de ridicule (on pense notamment à la scène où l’avion se crashe) le film se sauve tout juste du médiocre en instaurant de bonnes scènes de frousse, et des bouilles sympas au casting. Trop peu pour en faire le film de la semaine.