Les sorties ciné du 06/12/06

Publié le par Freddy

Paprika

Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient. Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs. Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l'assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu...

Film d’animation japonais de Satoshi Kon, actuellement l’alternative aux studio Ghibli. Après ‘Blue Perfect’ et ‘Tokyo Godfathers’, Kon force à nouveau les neurones du spectateur à s’activer plus qu’à la normale. Paprika est un film d’anticipation, on a du mal à l’imaginer hors animation, ou alors il faudrait des milliards de dollar de budget ! Kon se pose en concurrent direct à David Lynch, pour la structure du scénario, mais l’ensemble reste tout de même très compréhensible. Ici, des chercheurs japonais mettent au point une machine qui retransmet les rêves sur écran, ils travaillent également sur le moyen d’intervenir sur ceux-ci. Une formidable invention qui va bien sûr être subtilisée par des esprits mal intentionnés. Ce film est un vrai plaisir visuel, tant le travail apporté aux détails et aux personnages est un régal. Il est aussi couplé à une histoire haletante. La bonne surprise de la semaine, assurément.

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Mauvaise foi

Clara est juive, Ismaël est arabe. Ils forment un couple heureux et épanoui. Lorsque Clara tombe enceinte, c'est le plus beau jour de leur vie. Tout va bien...

Roschdy Zem s’essaye à la mise en scène sur ce film qui lui tenait à cœur. Il est arabe, elle est juive, ils vont avoir un enfant. Elle c’est Cécile DeFrance, décidément à l’aise partout où elle se produit. Un sujet délicat traité de manière sincère par Zem (que l’on retrouve devant et derrière la caméra). Une comédie, en apparence seulement, n’y voyez pas un Rabbi Jacob du XXI ème siècle, c’est bien plus tordu et surtout moins léger, tout simplement un reflet terne notre société actuelle. Pascal Elbé a participé à l’écriture, on le retrouve également dans un second rôle précieux. Pas de parti pris dans ce film, juste une situation, un mode de vie que l’on aimerait voir se dissiper. Le film a le mérite de mettre le doigt où ça fait mal, pour le reste, c’est quand même parfois à la limite du cliché et de la morale. Moyen bien, ni plus ni moins. On notera une jolie bande sonore pour accompagner le tout.

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Madame Irma

Francis menait une confortable vie de cadre supérieur, jusqu'à ce que la chief manager de sa maison mère américaine décide d'éjecter tout le monde. Pour ce quarantenaire, c'est un tel choc qu'il n'ose même pas l'avouer à sa jeune femme, Inès. Désemparé et seul, Francis échoue chez une voyante qui, à défaut de lui apporter des réponses, va lui donner une idée... Après avoir tenté en vain de se retrouver une situation, poussé par l'obligation de maintenir le train de vie familial, Francis se décide à devenir voyante. Bien que Ludovic, son ami d'enfance, tente de l'en dissuader, il se documente et invente le personnage de Madame Irma. Chaque jour, dans sa caravane, déguisé des pieds à la tête, il écoute et conseille toutes sortes de gens. Les affaires marchent bien mais au-delà de cela, Francis redécouvre ce qu'il avait perdu depuis longtemps : le goût de vivre et des autres. Reste un énorme problème : Inès et ses proches ignorent tout de sa double vie. Entre Ludo, qui sent la catastrophe arriver, le bistrotier qui s'intéresse à Madame Irma, et Inès qui s'inquiète pour son couple, Francis va se retrouver dans des situations que même la plus grande des voyantes n'aurait pu prédire...

 Didier Bourdon n’est plus un inconnu, on aurait pourtant aimé qu’il le reste ou du moins qu’il reste des restes de la grande époque. Certes, on sourit volontiers devant quelques gags, mais d’une manière générale, le film est convenu et prévisible. Pascal Légitimus sur joue et Didier Bourdon réalise une belle performance… d’actrice ! L’histoire est on ne peut plus simple : Un cadre dirigeant est licencié par la maison mère américaine. Parce qu’il veut maintenir son train de vie et sa relation bancale. Pour se tirer de ce faux pas, il va devenir voyante. L’ensemble est une comédie légère et divertissante. Un film franchouillard qui ravira les amateurs du film du dimanche soir sur TF1. Ca manque de subtilité, suffisament pour en faire un  film moyen.

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Publié dans Cinéma

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