Les sorties ciné du 13/12/06
Déjà vu
Alors qu'il enquête sur l'explosion d'une bombe sur un ferry à
Quelle claque ce film ! Tony Scott n’invente rien, on navigue ici entre ‘L’effet papillon’ et ‘Minority Report’, deux des meilleurs films du genre de ces dernières années. Une histoire forte, filmée en long en large et surtout en travers, les images ne sont pas sans rappeler celles d’un précédent Scott : ‘Ennemi d’état’. Denzel Washington est au top, comme d’habitude serait-on tentés de dire, l’intrigue est bien ficelée, avec des nœuds exquis et un côté science fiction qui plaira aux initiés. Une grosse production américaine made in Jerry Bruckheimer, qui tient la route, sur trois voies même. Une fin surprenante, ce film est une bombe à lui tout seul, allez le désamorcer en salle avant qu’il n’explose ! S’il ne fallait en voir qu’un cette semaine, allez-y en toute confiance, à moins d’avoir l’esprit fermé et une sainte horreur de l’impossible.
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Arthur et les Minimoys
Comme tous les enfants de son âge, Arthur est fasciné par les histoires que lui raconte sa grand-mère pour l'endormir : ses rêves sont peuplés de tribus africaines et d'inventions incroyables, tirées d'un vieux grimoire, souvenir de son grand-père mystérieusement disparu depuis quatre ans. Et si toutes ces histoires étaient vraies ? Et si un trésor était véritablement caché dans le jardin de la maison ? Et si les minimoys, ces adorables petites créatures dessinées par son grand-père, existaient en chair et en os ? Voilà qui aiderait à sauver la maison familiale, menacée par un promoteur sans scrupule ! Du haut de ses dix ans, Arthur est bien décidé à suivre les indices laissés par son grand-père pour passer dans l'autre monde, celui des Minimoys, et découvrir les sept terres qui constituent leur royaume...
On ne s’emballe pas, halte là ! Cinq ans de travail pour Luc Besson et son équipe, un budget et des moyens colossaux, on pouvait s’attendre à une révolution. Si la partie animée est plutôt plaisante et propre, l’ensemble reste un peu simple. L’histoire est très basique, le film s’adresse alors bien sûr aux enfants, les plus grands y prendront du plaisir, sans plus. On est loin de l’univers des ‘Orphelins de Beaudelaire’ ou des derniers Pixar. Luc Besson veut conquérir le monde, il y arrivera sûrement car l’ensemble est correct et il a les moyens d’exporter sa production. La partie « humaine » est un peu niaiseuse, Freddie Highmore surjoue allègrement, heureusement, la bouffée d’oxygène viendra des petits personnages, les Minimoys. Un bon film familial, idéal pour les vacances de Noël, qui ne restera cependant pas une référence.
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Le pacte du sang
Alors que la fête étudiante du lycée Spenser bat son plein, Caleb et ses trois amis ont d'autres loisirs. Descendants des familles qui fondèrent la ville à l'époque des sorcières de Salem, ils expérimentent les pouvoirs magiques dont ils ont hérité en secret. Lorsque, au petit matin, on découvre le corps d'un étudiant ayant succombé à ce qui semble être une overdose, Caleb et ses comparses sont immédiatement soupçonnés d'y être pour quelque chose. Sarah Wenham, une nouvelle venue, a encore plus de mal à s'intégrer. Elle a en outre l'impression constante que quelqu'un ou quelque chose l'espionne. Plus que jamais, Caleb et ses amis doivent être sur leurs gardes et protéger le secret ancestral qui les lie. Tous savent que chaque utilisation de leurs fascinants pouvoirs les fait vieillir prématurément. L'arrivée d'un nouveau, Chase Collins, va tout remettre en cause...
Arrière toute, la bouse de la semaine ! Insupportable teen movie, on y retrouve l’indémodable campus universitaire, les beaux gosses et les belles plantes, des supers pouvoirs, un scénario mal dégrossi et aucune originalité de mise en scène. On se croirait dans ‘Souviens toi l’été dernier’ au niveau des décors, c’est assez troublant, le film pompe des idées tous azimuts. Que l’on nous vende ce film comme le carton du box-office du cinéma américain amène à se poser des questions… La culture de masse américaine en serait-elle à ce niveau ? A éviter bien sûr, cela va sans dire…