Un long dimanche de campagne

Publié le par Freddy

Alors voilà, la montagne a enfin accouché. Pas d’une souris, mais de deux candidats, les deux favoris, ceux que l’on attendait à la fête, les Bayrou, Le Pen et autre Besançenot restent à la porte avec chacun des fortunes diverses. Une analyse, non détaillée puisque réalisée par mes soins, nous apprend plusieurs choses sur les perdants. D’abord François Bayrou (UDF, 18%) doit ressentir un sentiment mitigé, s’il ambitionnait le second tour, il devra se contenter de la troisième place, avec à la clé, tout de même un score presque trois fois supérieur à celui de 2002. Sûrement encourageant pour la suite, mais la véritable question est la suivante : Va-t-il donner des consignes de vote ? Donner sa préférence à l’un ou à l’autre le condamnerait pour la suite de sa carrière politique mais serait surtout la clé du second tour. Jean Marie Le Pen (FN, 11%) est le grand perdant de cette présidentielle, il faut remonter à 1974 pour lui attribuer un score plus faible, la leçon de 2002 a été retenue et bien retenue ! Il suffit de regarder le taux record de participation (86%) pour s’en persuader. Nicolas Sarkozy (UMP, 30.5%) a ratissé large, à droite mais aussi à droite de la droite, quant à Ségolène Royal (PS, 25.7%), elle bénéficie du vote utile des indécis. Quid alors de la finale du mois de mai ? Le débat yeux dans le yeux annoncé début Mai sera-t-il décisif ? Les consignes de vote pèseront – elles au moment du sprint final ? Le feuilleton durera encore deux semaines, le suspense, lui, n’a jamais été aussi pesant. Le foin médiatique se poursuivra, jusqu’à ce que le vainqueur et lui seul trouve l’aiguille.
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Publié dans News

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