Un long dimanche de campagne
Alors voilà, la montagne a enfin accouché. Pas d’une souris, mais de deux candidats, les deux favoris, ceux que l’on attendait à la fête, les Bayrou, Le Pen et autre Besançenot restent à la porte avec chacun des fortunes diverses. Une analyse, non détaillée puisque réalisée par mes soins, nous apprend plusieurs choses sur les perdants. D’abord François Bayrou (UDF, 18%) doit ressentir un sentiment mitigé, s’il ambitionnait le second tour, il devra se contenter de la troisième place, avec à la clé, tout de même un score presque trois fois supérieur à celui de 2002. Sûrement encourageant pour la suite, mais la véritable question est la suivante : Va-t-il donner des consignes de vote ? Donner sa préférence à l’un ou à l’autre le condamnerait pour la suite de sa carrière politique mais serait surtout la clé du second tour. Jean Marie Le Pen (FN, 11%) est le grand perdant de cette présidentielle, il faut remonter à 1974 pour lui attribuer un score plus faible, la leçon de
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