Les sorties ciné du 16/05/2007
Zodiac
Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Il s'attribua une trentaine d'assassinats, mais fit bien d'autres dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain. Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l'Inspecteur William Armstrong. Le Zodiac n'en deviendrait pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision...
L’histoire du Zodiac à mainte fois été adapté à l’écran, la version de David Fincher (Se7en, Fight Club…) délivre des sueurs froides injectées à doses régulières. Un film d’investigation qui tient le spectateur en haleine, et ce, même ci le (très) long métrage dépasse allègrement les 2h30. Pas d’action ostentatoire, pas de rebondissements spectaculaires, mais de longs virages qui font de ce Zodiac, un serpent cinématographique. La force du film, c’est sa narration. Le tapis se déroule sur une quinzaine d’années, Fincher reproduisant les décors d’époque à la perfection, les plans présentés sont toujours réfléchis et intelligents. On ne parlera pourtant pas de chef d’œuvre du 7ème art, ennuyé que l’on est parfois à attendre le prévu, à se traîner derrière les quelques longueurs. The Game, Seven étaient bien plus pimentés, mais pas vraiment inspirés de la réalité… Mention bien pour ce Zodiac, à voir tout de même.
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Steppin'
En quittant les quartiers pauvres de L.A. pour étudier dans la plus prestigieuse Université d'Atlanta, DJ Williams intègre un monde dont il ignore tout. Grâce à ses qualités d'athlète, il était chez lui un champion de street dance. Mais dans ce repaire de l'élite, il ne se sent pas à sa place. A
Enième film du genre, Steppin raconte la vengeance d’un frère, prêt à tout pour réussir. Evidemment, il va réussir, et à conquérir la belle, et à ridiculiser le méchant, et à devenir le héros de sa bande de copains. Stop, déjà vu. Et pourtant, on peut s’extasier sur les cadrages, les plans supersoniques et les performances des danseurs. Sylvain White, le réalisateur, a travaillé avec Michel Gondry et Spike Jonze, ça aide forcément…Tout ça donne un film rythmé, plaisant à l’œil. Sorte de documentaire sur l’ascension sociale des noirs américains. L’idéal serait de laisser son cerveau à l’entrée de la salle de cinéma, de garder seulement ses yeux.
La Faille
Lorsque Ted Crawford découvre que sa jeune épouse le trompe, il décide de la tuer... mais en mettant au point le crime parfait. Alors que la police arrive sur les lieux du drame, l'inspecteur Rob Nunally a deux surprises : la victime n'est pas morte, et c'est la femme avec laquelle il avait une liaison... Avec Crawford, qui a avoué la tentative d'homicide, Willy Beachum, un ambitieux procureur adjoint, sur le point d'intégrer un prestigieux cabinet d'avocats, se voit confier cette dernière affaire. Mais dans la partie qui s'annonce, rien n'est aussi évident qu'il y paraît. Dans un redoutable jeu de manipulation, l'affaire va tourner à la confrontation de deux hommes qui ont chacun besoin de la défaite de l'autre pour servir leur plan... Entre mensonges et ambition, entre faux-semblants et orgueil, l'affrontement va aller bien au-delà de ce que chacun avait prévu...
Jouissif. Anthony Hopkins vieillissant mais au top de sa forme, en malicieux meurtrier. Un scénario qui n’en contient pas, justement, de failles. Une enquête vaseuse pour le procureur adjoint, campé ici par Ryan Gosling et servie par de multiples rebondissements. La mise en scène souffre un peu de banalités, n’y allez pas pour en prendre plein la vue, l’accent est mis sur le plan psychologique. On retrouve quelque peu le Hannibal Lecter du Silence des agneaux, de ces salauds attachants parce que géniaux.