On ne parle que de lui dans le monde des médias depuis deux semaines, pourtant nous sommes peu nombreux à écrire son nom sans faire de fautes. Eric Naulleau, écrivain et critique littéraire, est en passe de devenir le « sérial clasher » numéro 1. A son actif, en quelques jours, un affrontement avec Cauet sur France Inter, dans la très bonne émission de Colombre Schneck, un autre avec Michaël Youn chez Ruquier, sur France 2. Deux cas similaires, deux proies faciles, un rapport de force inégal ? Youn et Cauet mettent en avant une certaine starification de la critique, Naulleau rétorque par une lassitude de la télé promo, sorte de soupe servie au public formaté. Les hommes d’esprit contre les ‘pipi-caca’. L’humour des deux trublions frôle allègrement le néant, ce n’est un secret pour personne mais force est de constater qu’ils ont un public et jouissent d’une certaine popularité. Que reproche t-on à Naulleau exactement ? D’attaquer sur le fond ? Il distille une critique argumentée et dit souvent tout haut ce que tout le monde pense tout bas. On lui reprocherait donc une certaine sincérité. Seulement voilà, de la sincérité à la méchanceté gratuite, il n’y a qu’un pas que nos nouvelles stars de la critique (on peut associer Eric Zemmour à Naulleau) franchissent parfois. Ces deux là grognent contre la personnalité multicarte, présentes dans plusieurs disciplines artistiques par exemple. Michaël Youn n’a pas manqué sa riposte à Zemmour qu’il était aussi sur plusieurs tableaux, ce dernier, il est vrai, est à la fois journaliste politique au Figaro et critique littéraire chez Ruquier. Pas de vainqueur dans ces joutes verbales, si ce n’est l’audience. Sûr que les clashes régalent l’appétit télévisuel d’un grand nombre de téléspectateurs.
Ci dessous, les deux vidéos des clashes en question.