Sziget 2007: European Summer Camp

Publié le par Freddy

Le voile retombe sur l’édition 2007 du plus grand des festivals d’Europe. Grand par sa taille, sa programmation, le nombre de cultures qu’il est amené à brasser. Une véritable bulle de plaisir en plein cœur de Budapest, une prise en charge total du vacancier – festivalier qui oublie les règles du métro boulot dodo une semaine durant. Une colonie de vacances pour grands ados, un parc d’attraction musical, une démesure encore confirmée cette année. Quelques 10.000 français avaient à nouveau fait le voyage, la plupart des nouveaux arrivant avaient eu recours au bouche à oreille pour découvrir l’île aux merveilles. Comme d’habitude, un large choix musical était proposé au visiteur, tous les styles étaient proposés, difficile de sortir des noms du chapeau, même si Gogol Bordello, Leningrad, Chemical Brother ou Cassius reviennent souvent dans les listes des concerts préférés. Il serait dommage de passer à côté de la scène tzigane, véritable vitrine d’une culture quelque peu oubliée chez nous, qui propose des spectacles festifs d’une grande qualité. Toute cette poudre aux yeux ne saurait faire oublier quelques points noirs, à commencer par les vols, omniprésents sur le Sziget cette année. Pas un campement n’est passé au travers : matériel photo, téléphone, argent, papiers, rations de nourriture, tout y est passé… Une recrudescence de tels délits mérite une réflexion quant à la marche à suivre pour les prochaines éditions. Parmi les nouveautés, on note l’apparition du "Body Wash", très pratique pour se laver quotidiennement sans faire la queue aux douches. Sur le modèle du "Car Wash", le festivalier poisseux entre dans un espace gonflable, de la mousse est envoyée, pas de shampoing ni de gel douche certes, mais une bonne mousse bien chimique qui vous nettoie un minimum les pieds crottés. Ensuite rinçage et séchage au soleil. La piscine de chocolat a encore attiré nombre de fous furieux, trop heureux de s’agiter dans la piscine en plastique, recouverts d’une couche marron des pieds à la tête. Des fantaisies offertes aux festivaliers, jamais priés de s’ennuyer. Entre les attractions, les concerts, les bars et la ville à visiter, ne reste, en principe, que quelques heures pour dormir. Fin de la semaine, début du spleen du retour. Un phénomène observé chez tous les fêtards, une fois ceux-ci rentrés chez eux, la descente est difficile, on compte déjà les jours qui nous séparent du prochain Sziget…

www.szigetfestival.com

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Publié dans Musique

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F
Et plein de photos du Sziget ici : http://www.festivals-rock.com/sziget2007/
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