Mais où s’arrêteront-ils ? Gogol Bordello n’en finit plus de tourner et de retourner les salles dans lesquelles ils se produisent, que ce soit à New York, Amsterdam, Budapest, Toronto ou Paris, c’est partout l’explosion, l’attentat musical. Ces messieurs prennent tout de même le temps de nous pondre le disque de l’année, ni plus ni moins. Ce ‘Super Taranta’ est la suite amplifiée des trois précédents albums, les ingrédients qui font le succès du groupe sont là, du violon de Sergey Rjabtzev aux guitares d’Oren Kaplan, sans oublier l’emblématique Eugène Hutz, héros mondial d’un certain art de vivre. J’ai eu la chance de rencontrer Eugène à Budapest, lors du dernier Sziget Festival. Alors qu’il avait mis le feu à la Main Stage l’après midi même, je l’avais retrouvé, dansant au premier rang de la scène tzigane, accompagné de trois demoiselles, rencontrées sur place. Il dansait, une bouteille de rouge à la main, (presque) anonyme au milieu de la foule. La tentation était trop forte, il est ensuite monté sur scène, pour faire la fête avec le Amsterdam Klezmer Band qui se produisait ce soir là. La suite, c’est une fête en backstage, pur moment de bonheur où j’ai pu partager du goulot avec Eugène. Il est comme ça ce mec là, simple et heureux de vivre. Le dernier album contient ces valeurs et bien d’autres encore, essayez donc de l’écouter sans broncher… impossible. Si ‘Forces of victory’ est une putain de chanson irrésistible, le reste de ‘Super Taranta’ est truffé de perles du même acabit, on pense à ‘Tribal Connection’, ‘Dub the frequencies of love’ ou encore le très beau final éponyme ‘Super Taranta’ qui promet des épilogues de concerts d’anthologie. Ne pas les voir au Trabendo, à Paris, le 15 Novembre prochain, relève du gâchis monumental. Foncez sur ce disque, écoutez le, écoutez le encore, écoutez le toujours !