Pourquoi jai aimé Sa Majesté Minor
'Sa Majesté Minor' est le dernier long métrage de Jean Jacques Annaud (L’ours, Stalingrad, Sept ans au Tibet, L’amant…). Littéralement descendu par la presse, le film mérite pourtant qu’on s’y attarde. Complètement hors du temps, très loin de nos repères contemporains, une société avec d’autres règles sur une île où les êtres farfelus font bon ménage. Le synopsis nous en apprend plus sur l’histoire : Dans une île imaginaire perdue en Mer Egée, aux temps très lointains d'avant Homère, Minor, mi-homme mi-cochon, orphelin et muet, file des jours tranquilles dans la douce tiédeur de la porcherie en compagnie de sa bonne amie
Comme d’habitude, la rédaction ciné des Inrocks se distingue par une formule pédante et intello :’Primitivisme propret, déclamations indigentes : le mythe est mat.’. On est bien avancés… Le ton léger et brut envoûte pourtant les amateurs de sensations nouvelles, les demandeurs d’un cinéma enfin décalé seront satisfaits. Oui, ‘Sa Majesté Minor’ ressemble à un délire mégalomaniaque d’un homme, Jean Jacques Annaud, c’est d’autant plus drôle qu’il embarque dans son aventure des interprètes de talent tels que José Garcia, Vincent Cassel, Claude Braseur, Jean Luc Bideau ou encore la jeune Mélanie Bernier, tous au service de la fable improbable. On adore ou on deteste le ‘Minor’ d’Annaud, mon choix est fait.