Sur vos écrans aujourd'hui...
Darling
Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer. Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout. Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie.
Âmes sensibles s’abstenir ! Cette ‘Darling’ vous déglingue en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. L’héroïne, campée par une Marina Foïs méconnaissable et saisissante, se perd dans ce que la vie peut offrir de plus noir, de plus répugnant. L’histoire vraie de cette femme, venue un jour dans le hall de Canal +, demandant à être reçue par Jean Teulé, à l’époque chroniqueur sur la chaîne. Après deux heures d’entretien, il décide d’arrêter la télévision et de consacrer son temps à retranscrire l’histoire, de cette rencontre, paraîtra un livre : ‘Darling’. Un long métrage que Christine Carrière a voulu authentique, elle réussit aisément son pari en plaçant les caméras au plus près des comédiens, laissant les regards travailler, la plupart du temps. Il y a du Dardenne là dedans. Une violence psychologique rare accompagne le quotidien de l’enfant, puis de la mère courage que ‘Darling’ est devenue, un modèle de reproduction sociale. Un film coup de poing qui mettra le plus récalcitrant des spectateurs K.O. La distribution parfaite, Guillaume Canet en tête, est une vraie valeur ajoutée à l’authenticité de cette perle noire. On ne ressort raisonnablement pas indemne de cette claque filmée.