Nous sommes maintenant quelques millions à disposer d’une offre audiovisuelle assez large. Le téléspectateur qui dispose de la TNT par exemple, a la possibilité de zapper entre une bonne quinzaine de chaînes, il en va de même pour les nombreux connectés à la télévision par ADSL. De quoi se réjouir d’avoir accès à une telle variété de chaînes et donc de programmes. Seulement voilà, de plus en plus, le soir, aucune des chaînes ne propose un film de cinéma, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. C’est le cas ce vendredi soir, où l’on trouve à l’écran de la téléréalité, des séries policières, un magazine de la mer, des sciences, des téléfilms, des séries et de la variété. Même en deuxième partie de soirée nulle trace de 7ème art. Une tendance fâcheuse qui marque une certaine forme de divorce entre les deux écrans, le grand et le petit. Le cinéma devenant un luxe (comptez presque 10 euros pour une place plein tarif), la solution du téléchargement illégal s’impose presque d’elle-même pour les bourses les moins fournies. 2 heures suffisent pour recevoir un film en bonne qualité. Il n’est pas ici question de télécharger un film qui est encore en salle, voire parfois même pas encore à l’affiche, mais de films déjà sortis en DVD. L’apologie du téléchargement illégal ne se fera pas ici, le débat sur la vie des films après leur sortie au cinéma et en DVD mérite en revanche que l’on s’y intéresse.